<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Août 2005
août 2005

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BLED: Les accros du golf que nous sommes se sentent un peu frustrés par le seul et unique parcours de golf de la Serbie, qui ne fait que 9 trous et qui, bien qu'assez technique, n'est pas très long et n'a aucun dénivelé. Nous avons donc décidé d'aller assouvir notre soif de golf lors d'un week-end à Bled en Slovénie. Nous comptions mettre environ 6 heures pour atteindre Bled tard dans la soirée de vendredi, c'était sans compter le retour de vacacnces des Albanais, Kosovar et Turques qui rentraient en Suisse et en Allemagne. Nous avions déjà subit les bouchons dûs à leur départs de vacances en juillet lors de notre retour de Ljubljana; on dirait qu'on est vraiment synchro! Après donc un voyage de 8 heures, nous avons profité au mieux d'une trop courte nuit avant d'attaquer les greens de Bled.

Bled est un adorable petit village à une quarantaine de kilomètres de l'Autriche, au bord d'un petit lac dans les Alpes Juliennes. Je crois que l'on s'est bien adapté à la Serbie car Bled m'a paru TROP PROPRE! On se croirait en Suisse avec les rues bien balayées et les pelouses sans aucun déchet. Le golf est superbe, avec une très belle vue sur les Alpes Juliennes et un entretien parfait. Nous nous sommes donc gâvés de 36 trous et un peu de practice durant ces deux jours. Le score n'a pas forcément été à la hauteur du décors, mais nous avons réussit à apprécier pleinement les parties (pour les non-golfeurs, je vous promets que ce n'est pas facile de rester zen et de bonne humeur quand cette satanée petite balle ne va jamais où l'on aimerait!...). Le retour s'est passé comme prévu en 6 heures, avec un petit sourir en croisant les files d'attentes aux frontières dans l'autre sens, pleines de grosses voitures aux plaques suisses...

 

KOPAONIK: Un collègue de Laurent (Goran) nous propose un petit week-end avec d'autres amis (Nedja et... Goran, ils ne sont pas très imaginatifs au niveau des prénoms...) à la montagne. Kopaonik se trouve au sud-est de la Serbie, à la frontière avec le Kosovo. C'est la seule vraie station de ski de Serbie, même s'il ne faut pas s'attendre au standard Suisse ou Français. On met environ 3.5 heures pour y arriver depuis Belgrade. Le village est très charmant, les bâtiments sont tous construits dans le même style puisque la station se trouve dans un parc national protégé. Des petites ballades en compagnie de nos amis et des beaux-parents de Goran (1) nous font découvrir le massif qui culmine à 2017m. Il a tout d'abord été habité par des mineurs qui y ont extrait du fer et du plomb. Situé à la frontière du Kosovo, certaines régions sont déconseillée car elles n'ont pas encore été déminées...! Les petites ballades nous ayant mis en appétit, nous avons expérimenté les joies des barbecues serbes (roštilja). Nous avons ingurgité 9kg de viande à 7 en deux après-midi. Et ici, quand on fait une grillade, pas question de griller ou manger autre chose que de la viande: végétariens s'abstenir! La viande est excellente, mais un peu trop abondante...

 

Entre ces quelques voyage, j'ai commencé à travailler pour l'université, à l'institut d'électrochimie (?!). Le rythme pour l'instant c'est polako! (doucement). Je ne travaille que quelques heures par semaines pour me mettre dans le bain, apprendre la théorie (ça n'a rien à voire avec ce que je faisais à Genève) et commencer gentiment à maniper. Les gens au labo sont très sympas, le matériel un peu vétuste et les habitudes quelques peu surprenantes: on boit et on fume dans les labos...!

Pour le reste, nos 6 mois à Belgrade ont passés presque trop vite! On a l'impression d'être arrivés hier. La vie est très sympa, sauf que beaucoup de choses prennent deux fois plus de temps qu'on aurait pensé... Le postage d'un petit cadeau pour ma soeur a duré une demi heure devant une fonctionnaire de la poste qui ne parlait pas un mot d'anglais, qui ne comprenait rien à rien et qui voulait me faire remplir trois formulaires différents écrits en Serbe et en cyrillique (double challenge!). Heureusement, un monsieur qui faisait la queue à l'autre guichet m'a aidé à remplir les formulaires et une vieille dame qui était derrière moi, engueulait la pauvre fonctionnaire! Faire les courses peut aussi être assez fastidieux. Mise à part quelques grands hypermarchés à l'extérieur de la ville, les supermarchés du centre ville sont petits et il faut souvent en faire 2 ou 3 pour trouver à peu près tout. Les habitudes alimentaires ne sont pas les même et c'est donc impressionnant de chercher quelques tranches de jambon et de se retrouver devant trois mètres de vitrine remplis de saucisses en tout genre, mais pas de jambon à l'horizon!