<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Avril - Mai 2006
avril-mai 2006

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MONTENEGRO: Voila les beaux jours qui reviennent gentiment. La ville commence à se reverdir, les terrasse à se rouvrir et ça fait du bien! On va fêter cela par quelques jours au Monténégro avec nos amis Marie et Nicolas (et leurs filles). Les hommes se sont organisés des réunions professionnelles là-bas et ça nous fait un week-end prolongé au bord de la mer. Notre périple s'est d'abord assez mal annoncé... Notre vol Belgrade-Tivat du jeudi 13h00 est annulé au dernier moment. Heureusement nous n'avions pas encore quitté le parking de l'immeuble et il a juste fallu prendre de nouveaux billets pour le vol de 17h00 et attendre, en regardant les trombes d'eau tomber dehors. La météo était aussi de la partie et il faisait un temps exécrable. On commençait à se demander ce qu'on allait faire au Monténégro pendant trois jours par ce temps. Le second vol ne fut pas annulé (c'est monnaie courante ici d'annuler des vols quand il n'y a pas assez de monde ou de changer les horaires au dernier moment!) et on a pu profiter d'un atterrissage assez... tumultueux à Tivat (la piste est sur une presqu'île et l'avion doit opérer un demi-tour relativement serré sur la baie de Kotor entre les montagnes pour atterrir sur une piste qu'on ne discerne qu'au moment de l'impact car avant,... c'est l'eau). On n'étaient pas hyper rassurées avec Marie, mais il fallait faire bonne figure pour Sixtine (19 mois) et Margaux (3ans) qui nous demandait: "On va atterrir dans l'eau?". Finalement, nous sommes arrivées jeudi soir dans un gros orage en se demandant un peu ce qu'on faisait là... Le lendemain la météo a repris sa bonne humeur et la gardée tout le week-end pour nous offrir quelques jours superbes dans un Monténégro pas encore assailli par la meute de touristes. Le petit village de Petrovac donnait l'impression que le temps s'était arrêté et que le stress n'existait pas ici. Un week-end parfait! En bon Normand qui ne craint pas l'eau à 16°C, Nicolas a même piqué une tête dans la mer!

ITALIE-CORSE: La Pâques orthodoxe et plusieurs autres jours fériés permettent à Laurent de faire 10 jours de vacances en n'utilisant que 3 jours. On en profite pour assouvir notre manque de golf (un seul terrain de golf en Serbie: 9 trous assez techniques mais pas bien longs). Ni Laurent, ni moi n'avons beaucoup visité l'Italie et nous avions très envie de refaire un saut en Corse pour voire des amis et jouer sur le magnifique golf de Sperone à Bonifacio. Nous sommes donc partis en voiture de Belgrade, avons traversé la Croatie et une partie de la Slovénie pour faire un premier golf à Bled. Puis départ vers Trieste, Venise, Florence, Sienne, Pise, puis un ferry nous emmène vers Bastia.

Sur l'autoroute en Italie, une voiture avec des plaques Suisse nous dépasse en nous faisant de grands coucous. Pas très futée, je me dis: "comment savent-ils qu'on est Suisse alors qu'on a des plaques Serbes?!". Mon cher mari qui est parfois (et seulement parfois!) un peu moins naïf, me fait remarquer que ce sont certainement des Serbes qui rentrent en Suisse après des vacances de Pâques au pays, et qu'ils croient dire bonjour à d'autres Serbes... En tous cas, je pense qu'on a la seule voiture Serbe avec un joli petit autocollant Corsicaferries 2006 sur la vitre arrière! Après 9 jours de vacances culturelles et sportives (oui, je l'admets volontiers: le golf n'est pas vraiment un sport... Mais ça représente quand même une ballade de 4-5 heures en tirant 10-15 kilos de matériel... Alors disons, un loisir dynamique!) parfaits, on parcourt en deux jours les 1200 kilomètres entre Bonifacio et Belgrade. Résumé de ces vacances: Venise fut égale à elle-même (magique, surprenante et dépaysante), la Toscane est magnifique, Sienne fut une très belle découverte, Livourne est à oublier, les prix italiens pour les cafés et les hôtels aussi, la Corse... c'est l'île de Beauté et elle n'a pas volé son nom. Par contre, je pense que l'on s'est vraiment habitués à la vie nocturne de Belgrade, car nous avons trouvé la vie en Italie... trop calme! Je crois que nous allons avoir un choc de retour à Lausanne!!!

Début mai, Stéphanie, Christian et Saskia (ma filleule) nous font le plaisir d'une visite pour le week-end. Ils ont découvert le concept de l'enfant-roi en Serbie: pointez vous avec un bambin à Belgrade et tout le monde vous parle, vous demande son âge, vous dit qu'il est très mignon et vous offre un chocolat ou un bonbon. Ici la famille est très importante et les grands-parents participent activement à l'éducation des petits-enfants. Ils font souvent office de nounou et de baby-sitter et vont rarement finir leur vie en maison de retraite, mais vivent avec leurs enfants et petits-enfants.

ĐERDAP: C'est un parc national à l'est de la Serbie, à la frontière de la Roumanie le long du Danube. Il ne nous reste que trois semaines avant notre retour en Suisse, alors on profite d'un beau samedi pour aller y faire un tour. Un barrage fut construit en 1972 tout à l'est du parc sur le Danube et une route longe le fleuve, nous permettant d'admirer la belle forteresse médiévale de Golubac, le site mésolithique de Lepenski Vir, les rives collineuses et les rapides de Kazan. Pour ne pas faire la même route au retour, nous passons par la petite ville de Majdanpek. Elle se situe au milieu de nulle part, dans des petites collines couvertes de forêt. On s'attend à y trouver de petites maison campagnardes, mais on y découvre de nombreux vieux immeubles décrépits qui nous font plus penser à une banlieue de métropole. Que font tous ces gens dans cet endroit perdu? L'explication se trouve à la sortie de la ville ou nous tombons nez-à-nez avec l'énorme mine d'or et de cuivre.