<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Janvier - Février 2006
janvier-février 2006

(cliquez sur les mots en gras pour accéder aux photos ou aux liens)

De retour à Belgrade le 9 janvier 2006 dans un climat relativement chaud (10°C) et sec. La ville est très calme car les gens sont en vacance entre Noël et le nouvel an orthodoxe (7 et 14 janvier). Donc le boulot recommence tout doucement pour Laurent et pour moi aussi. On profite du calendrier Julien que les Serbes utilisent encore pour les fête religieuses et autres, pour fêter une deuxième fois le nouvel an. Pour l'occasion, on découvre (encore) un nouveau restaurant du centre ville très sympa. Il se situe à l'étage d'un vieil immeuble et nous sommes accueillis à l'entrés au rez par un portier en smoking et haut-de-forme, qui nous prend nos manteaux et nous invite à le suivre dans un ascenseur tout aussi décalé dans sa déco. Le resto se trouve dans un ancien appartement et le service y est impeccable. On finit cette soirée par un petit tour par la place République pour les douze coups et quelques verres dans un café-bar jazz du centre.

Après un nouvel an européen et une nova godina serbe, on ne pouvait pas passer à côté du nouvel an chinois...! Alors c'est repartis pour un tour de karaoké chinois avec son lot de clips ringards, de chanteurs pas très talentueux, de nouilles sautées (on a cette fois fait l'impasse sur les spare ribbs), de bières, de vin blanc et du serveur qui ne sait jamais très bien comment rentrer dans cette pièce surchauffée (voir photo!) et surtout comment nous mettre à la porte à 1h00 du matin! Il y eût cette fois-là distribution du trophée "Karaoké Kralj" (roi) décerné sans aucune contestation à Nicolas. Comme la soirée avait si bien commencé, elle continua vers une fête privée, après une très dure négociation pour convaincre les chauffeurs de taxi de nous y emmener (mais grâce à notre Karaoké Krajl, il n'y eu pas de problème, razumeš?). Certains ont eu un peu de mal à se lever le lendemain, mais c'était sans conteste une soirée Karaoké digne de ce nom!

Un samedi de lendemain de fête nous pousse prendre un peu l'air vers l'île d'Ada avec des amis. Le petit lac artificiel est gelé et on tente à petits pas de marcher dessus... Le temps est superbe et cette petite ballade sympathique nous aère les neurones qu'il nous reste!

JAHORINA: Janvier, l'hiver, la neige, mais les Alpes sont loin!!! Donc un week-end improvisé s'impose. On part donc avec nos amis Aline et Jérôme (après désistement pour cause d'enfants malades chez Marie et Nicolas) vers Sarajevo et ses pistes de ski: hajde bre!!! La route du vendredi soir se voit ponctuées de courts arrêts imposés: si vous pensez qu'il y a beaucoup de flics chez nous, venez donc voir ça aux Balkans... La règle numéro un quand on se fait arrêter par la police (généralement pour excès de vitesse): négocier!!! Au pire on s'en tire au prix fort de 3000 dinars (~60CHF), au mieux avec 10 minutes de négociations, quelques blagues sur la saison des soldes et donc un rabais sur l'amende, et finalement un "hajde!!!" et le portefeuille intact. Grâce à notre chauffeur Jérôme-Popust (rabais), on s'en sort franchement pas mal.

En 1984, Sarajevo a accueilli les jeux olympiques d'hiver, entre autres dans la petite station de Jahorina, à environ une demi heure de route de Sarajevo. La station est très mignonne, avec ses petits chalets aux toits tout pointus, mais pas très grande. Les remontées mécaniques n'ont manifestement pas été renouvelées depuis les jeux, mais les pistes sont bien entretenues. Une journée suffit largement à faire le tour du "domaine" qui doit compter ~8-10 remontées. En finalité, ce fut une très belle journée, à l'air frais, par un grand ciel bleu alors que Sarajevo baignait toute la journée dans le brouillard.

Jahorina se trouve en Republika Srpska (pour plus d'informations sur la Bosnie et ses entités politiques, vous pouvez consulter ce site ), alors que Sarajevo est en Federacija Bosna i Hercegovina. Bien qu'il n'y ait plus de barrage physique entre ces régions, la différence est encore flagrante. Outre le fait que les panneaux routiers soient écrits en cyrillique en republika Srpska (encore plus fréquemment qu'en Serbie), on passe en arrivant vers Sarajevo d'un paysage fait de tous petits villages paysans, très peu urbanisé, à la banlieue urbaine sarajevienne, en passant simplement un petit col qui nous amène de l'autre côté de la colline, en fédération de Bosnie et Herzégovine. Bien que politiquement on encourage au retour des populations minoritaires dans leurs villages, la Republika Srpska compte encore 89% de Serbes (97% en 1996) alors qu'ils ne sont estimés qu'à ~5% en Federacija Bosna i Hercegovina. Le clivage est encore très impressionnant.

Nous avons passé le reste du week-end à Sarajevo entre resto dans les collines et boîtes de nuit en ville samedi soir, et ballade dans le vieux quartier turc avec dégustation de ćevapi dimanche. Le retour sera plus léger en présence policière (seulement 2, la première après seulement 20 minutes de route!) et tranquille.

 

KOPAONIK: Cela faisait plus d'un mois qu'on en parlait, après pas mal de téléphones pour réserver les chambres dans un hôtel correct, ça y est, c'est parti pour un week-end entre amis à Kopaonik (LA station de ski de Serbie). Pour nos standards européens, la plupart des hôtels 3-4 étoiles de Serbie nous paraissent en général plutôt lugubres. La déco très soviétique, les énormes salle à manger avec les tables alignées comme dans les cafétérias, les murs en papier mâché, les salle de bain un peu rustiques... Bien que les chambres soient en général propres, ce n'est pas toujours le lieu rêvé... Heureusement, nous avons entendu parler d'un hôtel relativement neuf, en dehors de la station mais relié aux pistes, qui nous a été chaudement recommandé. Et effectivement, l'hôtel Ozon se révèle être une petite perle. Service très familial, déco moderne (mais de bon goût...), chambre impeccables,... Arrivés vendredi soirs avec nos amis Aline, Jérôme, Marie Nicolas et leurs deux filles de 3 et 1 ans, nous avons passé une très bonne soirée et nuit. Samedi matin: ciel bleu et conditions de neige parfaites. Alors qu'Aline et Marie s'occupent des filles, on commence par trouver un petit magasin qui loue des skis. L'accueil est sympa, efficace et on a même droit au rare matériel moderne du lieu (en dehors d'une dizaine de paires de skis paraboliques, le reste ressemble à ce que j'ai mis à la décharge en janvier... ). Et en plus d'un coup de fart et des carres aiguisées, nous avons droit à une dégustation de kruška maison (poire) qui nous a désinfecté la tuyauterie!!!

A part certains télésièges qui sont encore très vieux et lents (comme les deux que nous devons prendre depuis l'hôtel pour rejoindre la station), le reste des installations est en train d'être remplacé et il y a déjà 3-4 télésièges débrayables (ou avec tapis roulant). Les pistes sont très correctes, avec un joli coin de pistes noires du côté de notre hôtel.

Le dimanche matin, grande hésitation: il a neigé 10-15 cm mais le temps est encore très couvert. On y va, on n'y va pas...? Allez hajde!!! (on y va). Bien nous en a pris, car le temps de monter avec ces magnifiques télésièges moyenâgeux, c'est grand ciel bleu et la piste noire (ou plutôt rouge foncée) qui redescend vers notre hôtel est encore vierge de traces... Nous avons donc passé une demi-journée (notre forfait 1/2 journée s'arrêtant à 13h00, nous avons passé le portique du dernier télésiège à 12h55 et avons encore profité de la descente jusqu'à 13h30) dans de la poudre encore très peu tracée, le pied!!!

Petit en-cas dans un resto (déco et ambiance sympas, dommage qu'ils aient vidé leur bidon d'huile sur les grillades...), arrêt à un des nombreux stands sur la route qui vendent miel, confitures et rakjia et c'est la fin d'un superbe week-end au grand air.

 

SZEGED: Le sud de la Hongrie se trouve à environ 2 heures de route de Belgrade et la petite ville de Szeged se situe juste après la frontière (voir carte), idéale pour une escapade en Europe! Alors on prend les mêmes (nos potes français) et on recommence un nouveau week-end de folies!!! Comme d'habitude, le week-end commence par le jeux national: essayer d'éviter les contrôles (fréquents) des flics, et si on n'y arrive pas, négocier au mieux! Notre technique est maintenant rôdée: on lance les Tauvel en éclaireurs, car non seulement ils ont un petit appareil qui fait magiquement BIP quand un radar s'approche, mais aussi deux enfants qui peuvent procurer de bonnes excuses auprès des flics. Malheureusement, notre stratagème n'a pas été tout à fait à la hauteur cette fois-ci et le premier billet de 1000 dinars est parti assez vite à cause d'une faute technique impardonnable: il faut une distance minimale entre nos deux voitures, autrement ça se solde par: Marie: "Allo Florence, faites attention,il y a un contrôle au prochain pont... ", Florence: "Trop tard!..." Ensuite c'est les flics qui ne jouent pas le jeux: ce n'est pas fair play de se déplacer de quelques kilomètres après le passage de la voiture éclaireur! Résultat, un quart d'heure de négociations dures par le champion des négociateurs surnommé Gospodin Jérôme Popust, et une comparution au tribunal qui s'est finalement transformée en 3000 dinars d'amende (~60CHF). 120 Km, 4000 dinars,... peut mieux faire.

Le temps est magnifique et après une petite ballade dans la ville, on entre dans un magnifique bâtiment qui abrite des thermes. C'est grand, propre, calme,...parfait! Plusieurs bains chauds à différentes températures, avec, sans bulles,... plusieurs saunas, deux hammams, deux bassins froids, et des endroits calmes où des transats nous attendent pour se relaxer et lire ou s'endormir quelques minutes.

Szeged, c'est un peu le contraire de Belgrade: c'est mignon et calme, un peu trop calme d'ailleurs... On ne trouve que deux restaurants en ville (ça fait un an que nous sommes à Belgrade et on découvre encore chaque semaine un nouveau resto sympa)! Mais ça fera l'affaire, et il y a même un pub à côté de l'hôtel. Le lendemain, ciel bleu, 17°C en plein mois de février, et donc ballade dans la ville. La cathédrale et sa très belle place, le marché sur la place principale et le bord de la Tisza. Ensuite, ballade plus en amont sur la Tisza où se trouvent plein de petites maisonnettes sur pilotis très mignonnes. On y trouve aussi un restaurant traditionnel où l'on parvient à commander dans un mélange germano-anglo-serbe de quoi manger et bien sûr un petit vin de Tokay.

Avant de reprendre la route, un arrêt chez Cora (enseigne de supermarchés français) est incontournable pour faire le plein de petites choses qu'on ne trouve pas à Belgrade. Le passage de la douane nous fait comme souvent bien rire. Pour cause de grippe aviaire (en Hongrie, car bien entendu en Serbie il n'y en a pas!!!), on doit payer 200 dinars de taxe à des messieurs habillés de vêtements de protection blancs, et passer sur des tapis de mousse qui ont l'air d'avoir 30 ans et qui ont peut-être une fois contenu du produit désinfectant... Dobrodošli u Srbiji!